Écrire pour les droits

La fin de l'année approche à grand pas et avec elle la campagne « Écrire pour les droits » et notre Festival des droits humains. En effet, chaque année autour du 10 décembre, Journée internationale des droits de l'Homme, Amnesty International organise une mobilisation mondiale pour sortir de l'oubli des hommes et des femmes dont les droits sont bafoués. Dans plus d’une centaine de pays, des milliers de personnes s’engagent et envoient des millions de lettres et de signatures destinées aux autorités qui ne respectent pas les droits les plus fondamentaux de leurs citoyens.

Cette année, Amnesty International va concentrer ses efforts sur la campagne « Osons le courage » qui appelle tout le monde à s’engager pour les défenseur·e·s des droits humains. Le mouvement a choisi dix situations emblématiques, des individus et groupes de personnes du monde entier, et vous appelle à écrire des lettres aux autorités pour faire obstacle aux violations des droits humains dont ces personnes sont victimes.

Le sort de personnes courageuses comme le défenseur des droits humains Clovis Razafimalala dépend de votre engagement !

Créez votre propre événement  Écrire pour les droits

C'est facile : 

  1. Inscrivez-vous dès maintenant ! Que vous écriviez chez vous, dans votre café préféré, avec vos collègues de travail, tenez-nous au courant ! Nous vous fournirons tout le soutien nécessaire. 
  2. Téléchargez notre guide, le matériel et l'information sur les personnes pour lesquelles nous nous mobilisons !
  3. Attirez des nouveaux participants ! N’hésitez pas à diffuser votre événement sur les médias sociaux avec le hashtag du Festival des droits humains, #FDH2017, ou #W4R17 (Write for Rights).
  4. Écrivez, puis envoyez vos lettres aux autorités et vos cartes de soutien aux victimes de violations des droits humains ! 
  5. N'oubliez pas de nous communiquer les résultats de votre action, ainsi chaque lettre ou signature sera ajoutée au total mondial. 
  6. Célébrez votre succès ! Vos mots produisent des changements.

Participez au Festival des droits humains d’Amnesty International Luxembourg !

L'année dernière, près de 600 personnes ont participé au premier Festival des droits humains au Luxembourg. La deuxième édition se déroulera du 29 novembre au 10 décembre 2017. Avec une projection de film, un spectacle d'improvisation, une soirée d'écriture de lettres, une exposition, la traditionnelle marche aux flambeaux et des conférence-débats nous vous proposerons à nouveau un programme très varié. En plus des nouvelles informations et perspectives sur les droits humains, ces événements vous offrent aussi l'opportunitité de vous mobiliser pour des personnes en danger.

Rejoignez-nous lors du Festival des droits humains au Luxembourg: participez à nos événements, signez les pétitions ou organisez votre propre événement d'écriture de lettres. Vos actions aident vraiment!

Au programme :

29/11 - 20/12 : Exposition de portraits de Rebecca Hendin « DE L’ART POUR LES DROITS »


1/12 décembre, 20h30 : Improvisation théâtrale « EXPRIMER LES DROITS »


2/12, 19h : Conférence-débat « LE DROIT À LA TERRE, DANS LES MAINS DE QUI ? »


7/12, 20h30 : Projection-débat « LES DEFENSEUR·E·S LOIN DES PROJECTEURS »


9/12, 18h : Conférence-débat & remise Medienpräis « DÉFENSEUR·E·S DES DROITS HUMAINS ET POLITIQUE ÉTRANGÈRE »


10/12 18h : Marche aux flambeaux « UNE LUEUR DANS L’OBSCURITE »


10/12, 19h : Soirée d'écriture de lettres « AUX STYLOS POUR LES DROITS »

Vous trouverez tous les détails du programme ici.

Rejoignez notre événement Facebook et invitez vos ami·e·s !

Signez les pétitions en ligne
Nous avons collecté 2 135 signatures.
Visiter un des 16 événements.

Qui soutenons-nous ?

Cette année, Amnesty International Luxembourg se mobilise pour dix situations emblématiques de personnes dont les droits fondamentaux sont bafoués.

PERSÉCUTÉS POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS HUMAINS

Turquie

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PERSÉCUTÉS POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS HUMAINS

Turquie

Taner Kılıç, président d’Amnesty International Turquie, faisait simplement son travail, qui est de dénoncer les atteintes aux droits humains dans ce pays. Mais le 9 juin 2017, il a été jeté en prison au motif absurde qu’il appartiendrait à une « organisation terroriste armée ».

Un mois plus tard, İdil Eser, directrice d’Amnesty Turquie, et Özlem Dalkıran, fondatrice d’Amnesty Turquie, qui travaille désormais avec Avaaz et Citizens’ Assembly, ainsi que huit autres personnes ont été arrêtées alors qu’elles participaient à un banal séminaire réunissant des militants en faveur des droits humains à Istanbul. Ces 10 personnes sont elles aussi accusées d’appartenir à une organisation terroriste, ce qui est absurde. Depuis la tentative de coup d’État de juillet 2016, plus de 150 000 personnes ont été visées par des informations judiciaires.

À la suite du tollé mondial que leur arrestation a provoqué, les 10 d’Istanbul ont finalement été libérés sous caution. Mais Taner est encore en prison et les 10 d’Istanbul sont toujours en danger. Ces personnes courageuses ont consacré leur vie à défendre les droits des autres. Le fait d’ériger en infraction leurs activités laisse toute la population à la merci de la répression des libertés actuellement menée par le gouvernement.

Nos appels :

  • Dites au Ministre de la Justice, Abdulhamit Gül, d’arrêter de persécuter ces défenseurs des droits humains et d’abandonner les charges retenues contre eux.

Exigeons la justice !

XULHAZ MANNAN : TUÉ À COUPS DE MACHETTE POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS DES LGBTIQ

Bangladesh

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XULHAZ MANNAN : TUÉ À COUPS DE MACHETTE POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS DES LGBTIQ

Bangladesh

Xulhaz Mannan était chez lui avec un ami lorsque des hommes se présentant comme des coursiers ont fait irruption en brandissant des machettes. Les deux amis ont été tués à coup de machette sous les yeux de la mère de Xulhaz, âgée de 75 ans. Xulhaz était l’un des fondateurs du seul magazine du Bangladesh consacré aux questions lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexuées et queer (LGBTIQ), une entreprise risquée dans un pays où les relations entre personnes de même sexe sont illégales.

On pense que ses agresseurs appartiennent à Ansar al Islam, un groupe extrémiste qui s’est rendu responsable d’une série d’attaques de ce type contre des blogueurs qui parlent de l’athéisme, du féminisme, de la science et d’autres questions liées à la laïcité. Malgré des éléments de preuve, en particulier des déclarations de témoins et des images de vidéosurveillance, personne n’a été inculpé pour ces assassinats commis en avril 2016. Et pour couronner la passivité de la police, les autorités en viennent à accuser les victimes. Peu après l’assassinat de Xulhaz, un ministre a déclaré que les mouvements qui font l’apologie des « relations sexuelles contre nature » ne sont pas autorisés dans la société bangladaise.

Le manque de détermination des autorités à retrouver et poursuivre les assassins présumés de Xulhaz envoie un signal désastreux aux militants LGBTIQ et à toutes les personnes qui s’emploient à faire bouger les choses. Comme le dit le frère de Xulhaz, l’inaction de la police montre que « le gouvernement n’est absolument pas embarrassé [...] et considère que “cette” question [des relations entre personnes de même sexe] s’est éteinte avec Xulhaz ».

Nos appels :

  • Dites au Bangladesh de traduire les assassins de Xulhaz en justice !

Exigeons la justice !

MAHADINE : PASSIBLE D’UNE PEINE DE PRISON À VIE POUR UN MESSAGE SUR FACEBOOK

Tchad

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MAHADINE : PASSIBLE D’UNE PEINE DE PRISON À VIE POUR UN MESSAGE SUR FACEBOOK

Tchad

Ce père de sept enfants est un cybermilitant. En septembre 2016, Tadjadine Mahamat Babouri, connu sous le nom de Mahadine, a mis en ligne sur Facebook des vidéos dans lesquelles il accusait le gouvernement tchadien et des personnes proches du pouvoir de corruption et de mauvaise utilisation des fonds publics. Il s’élevait aussi contre la crise économique à laquelle est en proie cette nation dépendante du pétrole, qui souffre aujourd’hui de la chute des prix de la matière première dans le monde.

Faire des vidéos et les mettre en ligne était un acte osé dans un pays où s’exprimer publiquement de la sorte entraîne des conséquences graves.

Quelques jours plus tard, Mahadine était enlevé dans la rue en pleine journée par plusieurs hommes appartenant semble-t-il aux services du renseignement. Mahadine raconte avoir été frappé, soumis à des décharges électriques et enchaîné pendant plusieurs semaines. On l’a transféré d’une prison à l’autre. Aucune information sur son sort n’a été communiquée à sa femme et ses enfants, qui ont dû se mobiliser pour le retrouver par leurs propres moyens.

Inculpé de plusieurs chefs, et notamment d’atteinte à la sécurité nationale, Mahadine encourt la réclusion à perpétuité. Il a attrapé la tuberculose pendant sa détention et est gravement malade. Il a besoin de soins médicaux de toute urgence. Il ne faut pas qu’il passe le reste de sa vie derrière les barreaux parce qu’il a osé exprimer son opinion.

Nos appels :

  • Dites au Tchad de remettre Mahadine en liberté sans attendre.

Exigeons la justice !

NI YULAN : SANS-ABRI APRÈS AVOIR DÉFENDU LES DROITS EN MATIÈRE DE LOGEMENT

Chine

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NI YULAN : SANS-ABRI APRÈS AVOIR DÉFENDU LES DROITS EN MATIÈRE DE LOGEMENT

Chine

Depuis des années, Ni Yulan brave le harcèlement violent que lui vaut sa mobilisation en faveur des personnes expulsées de leur logement. Cette ancienne avocate a soutenu des dizaines de personnes chassées de chez elles pour laisser la place à de lucratifs projets de construction. Elle était parmi les milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dont les habitations ont été détruites dans le cadre des préparatifs pour les Jeux olympiques de Pékin de 2008.

Face à sa mobilisation, les autorités n’ont cessé de la harceler, elle et sa famille, dans l’espoir qu’elle allait cesser ses activités. Arrêtée à plusieurs reprises, Ni Yulan a été frappée si violemment en détention qu’elle se déplace maintenant en fauteuil roulant. Placés sous surveillance, menacés, expulsés de tous leurs logements successifs, elle et ses proches subissent les persécutions du pouvoir depuis bientôt 20 ans.

En mars 2016, les autorités ont refusé de délivrer à Ni Yulan un passeport lui permettant de se rendre aux États-Unis pour y recevoir un prix international décerné en hommage à son courage. En avril 2017, des hommes ont fait irruption dans l’appartement qu’elle louait avec son mari et sa fille, et les ont jetés tous les trois dehors. Après avoir été contraints de dormir dans la rue, Ni Yulan et son mari vivent maintenant dans un hébergement temporaire sous la surveillance constante de la police. Ni Yulan n’envisage pourtant pas un instant de ne plus aider les gens à se battre pour leurs droits. Maintenant, c’est à nous de nous battre pour elle.

Nos appels :

  • Dites à la Chine d’arrêter de harceler Ni Yulan.

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FARID ET ISSA : POURSUIVIS POUR AVOIR MANIFESTÉ CONTRE DES CRIMES DE GUERRE

Israël

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FARID ET ISSA : POURSUIVIS POUR AVOIR MANIFESTÉ CONTRE DES CRIMES DE GUERRE

Israël

Farid al Atrash et Issa Amro veulent la fin de la colonisation israélienne – un crime de guerre résultant des 50 ans d’occupation israélienne en territoire palestinien. Israël interdit aux Palestiniens l’accès de nombreuses zones des territoires occupés, ce qui les empêche de se déplacer librement. Les colons juifs israéliens, eux, sont libres d’aller où ils veulent.

Farid et Issa, qui militent pour la non-violence, font face à d’incessantes menaces et agressions de la part de soldats et de colons israéliens. Issa encourage les jeunes Palestiniens à trouver des moyens de lutte pacifiques contre l’occupation israélienne et les lois discriminatoires en vigueur à Hébron. Cela lui a valu d’être arrêté plus d’une fois par les forces israéliennes. Les soldats l’ont frappé, lui ont bandé les yeux et l’ont interrogé. « Les forces d’occupation israéliennes s’en prennent à nous afin de nous réduire au silence », dit-il. Farid, un avocat qui dénonce les violences perpétrées par les autorités palestiniennes et israéliennes, subit des persécutions analogues.

En février 2016, Farid et Issa ont participé à une manifestation pacifique dans les rues de Hébron, organisée à l’occasion du 22e anniversaire de la première fermeture par Israël d’une artère aux Palestiniens, la rue Shuhada. Les 200 000 Palestiniens d’Hébron sont de fait retenus en otage par les 800 colons israéliens qui vivent dans le centre de la ville. Farid et Issa sont sous le coup d’accusations totalement fantaisistes, dont l’objectif est de toute évidence d’entraver leurs activités de défense des droits humains.

Nos appels :

  • Dites à Israël d’abandonner immédiatement toutes les charges retenues contre Farid et Issa.

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SHACKELIA JACKSON : DÉTERMINÉE À EMPÊCHER LA POLICE DE BÉNÉFICIER DE L’IMPUNITÉ

Jamaïque

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SHACKELIA JACKSON : DÉTERMINÉE À EMPÊCHER LA POLICE DE BÉNÉFICIER DE L’IMPUNITÉ

Jamaïque

Shackelia Jackson ne veut pas renoncer. Lorsque son frère a été abattu par balle par la police en 2014, elle a fait en sorte que les enquêteurs indépendants de la Jamaïque préservent la scène de crime.

La police était à la recherche d’un suspect dans une affaire de vol à main armée, un homme « au look de rasta ». Nakiea correspondait à cette description. Les policiers sont tombés sur lui dans son petit restaurant et l’ont abattu. En Jamaïque, les homicides commis par des policiers – généralement sur la personne d’hommes jeunes et le plus souvent pauvres – sont hélas monnaie courante : on en a dénombré quelque 2 000 ces 10 dernières années.

Shackelia était déterminée à ce que l’histoire de Nakiea ne s’achève pas ainsi. Avec courage, elle a entrepris de se battre contre un système pénal lent et manquant terriblement de moyens, pour obtenir que la justice passe. Rejoignant des dizaines de familles dont un proche avait été tué de manière similaire, elle est venue renforcer leurs appels à la justice. La police a alors procédé à des opérations dans le quartier de Shackelia, à chaque fois au moment des échéances devant le tribunal. Shackelia et sa famille ont également été visées par des actes d’intimidation.

Mais Shackelia refuse d’être réduite au silence. Toutes ces manoeuvres ne font que renforcer sa détermination à faire ce qui est juste, dit-elle. « Je me bats parce que je n’ai pas d’autre choix, explique-t-elle. Parce que si je m’arrête, je donne à un autre policier l’autorisation de tuer un autre de mes frères. »

Nos appels :

  • Dites à la Jamaïque de protéger Shackelia et de rendre justice à toutes celles et tous ceux qui ont été tués par la police.

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CLOVIS RAZAFIMALALA : CONDAMNÉ POUR AVOIR PROTÉGÉ LA FORÊT

Madagascar

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CLOVIS RAZAFIMALALA : CONDAMNÉ POUR AVOIR PROTÉGÉ LA FORÊT

Madagascar

Clovis Razafimalala est très attaché à la forêt ombrophile de Madagascar. Militant écologiste, ce père de deux jeunes enfants fait tout ce qu’il peut pour protéger les arbres menacés d’extinction, des essences couleur rubis dont on tire le bois de rose. Mais rien n’arrête les trafiquants corrompus qui veulent faire taire Clovis et ses compagnons de lutte. La vente illégale de ce bois précieux peut rapporter des milliards de dollars.

Le commerce du bois de rose est interdit, mais le marché noir est florissant, ce qui renforce l’influence des trafiquants. Clovis et ses frères militants se battent contre eux avec courage, tandis que le gouvernement détourne son regard.

Ils paient le prix de leur engagement. Accusé d’avoir été à la tête d’une manifestation violente, Clovis a été placé en détention en septembre 2016. Des témoins assurent qu’il se trouvait dans un restaurant au moment de la manifestation, mais ils n’ont jamais été entendus dans le cadre de l’enquête.

Ce n’est pas la première fois que Clovis est pris pour cible. En 2009, sa maison a été incendiée. On lui a proposé à plusieurs reprises de l’argent – qu’il a refusé – en échange de l’arrêt de son combat en faveur de la forêt menacée de Madagascar.

En juillet 2017, Clovis a été condamné à cinq ans d’emprisonnement avec sursis sur la base de fausses accusations. Il peut être incarcéré à tout moment s’il ose poursuivre sa lutte.

Nos appels :

  • Dites à Madagascar d’annuler immédiatement la condamnation de Clovis.

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MILPAH : MENACÉS DE MORT PARCE QU’ILS DÉFENDENT LEURS TERRES

Honduras

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MILPAH : MENACÉS DE MORT PARCE QU’ILS DÉFENDENT LEURS TERRES

Honduras

Pour le peuple indigène lenca du Honduras, la terre représente tout. Mais de très puissants intérêts hydroélectriques, miniers et autres cherchent à exploiter cette terre. Les membres du MILPAH (Mouvement indépendant indigène lenca de La Paz) sont en première ligne du combat contre ces compagnies. Parce qu’ils défendent l’environnement, ils sont en butte à des campagnes de dénigrement, des menaces de mort et des agressions physiques. Et pourtant, il est rare que ceux qui s’en prennent à eux soient traduits en justice.

Ces hommes et ces femmes vivent ce que vivent de nombreux militants au Honduras, l’un des pays les plus dangereux du monde lorsque l’on est indigène et défenseur de l’environnement. Certains ont la chance de s’en sortir. D’autres pas : Berta Cáceres, une militante d’une organisation partenaire qui faisait campagne contre un barrage hydroélectrique a été assassinée en 2016.

En octobre 2015, Ana Miriam Romero, une militante du MILPAH enceinte de six mois a été passée à tabac chez elle par des hommes armés qui cherchaient son mari et ont saccagé sa maison. Quelques mois plus tard, en janvier, sa maison a été incendiée. En juillet 2016, deux hommes ont menacé de tuer son collègue Martín Gómez. Malgré tout cela, le MILPAH s’est juré de poursuivre le combat.

« Nous n’avons pas d’armes, nous n’avons pas d’argent, déclare Martín. Ce que nous avons, c’est notre voix, et celle-ci nous a permis d’obtenir des avancées concrètes. » Prêtez votre voix à ces femmes et ces hommes courageux.

Nos appels :

  • Dites au Honduras de protéger les membres du MILPAH, maintenant.

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HANAN BADR EL DIN : ARRÊTÉE POUR AVOIR MILITÉ EN FAVEUR DES VICTIMES DE DISPARITION FORCÉE

Égypte

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HANAN BADR EL DIN : ARRÊTÉE POUR AVOIR MILITÉ EN FAVEUR DES VICTIMES DE DISPARITION FORCÉE

Égypte

La vie d’Hanan Badr el Din a basculé lorsque son mari a « disparu ». La dernière fois qu’elle l’a aperçu, c’était à la télévision. Il était à l’hôpital après avoir été blessé dans une manifestation, en juillet 2013. Mais lorsqu’elle s’est rendue sur place, elle ne l’a pas trouvé. Elle a écumé les postes de police, les prisons, les hôpitaux et les morgues. Personne n’a pu lui dire ce qui lui était arrivé.

Le mari d’Hanan Badr el Din fait partie des centaines de personnes qui ont « disparu » alors qu’elles étaient aux mains des forces de sécurité égyptiennes. Tous les jours, en moyenne trois à quatre personnes – généralement des militants politiques, des étudiants ou des manifestants, et même des collégiens de 14 ans – arrêtées par des policiers ou des militaires égyptiens s’évanouissent ainsi dans la nature. On ne les revoit jamais. Et pourtant le gouvernement égyptien affirme que les disparitions n’existent pas dans le pays.

Hanan n’a pas renoncé. Sa détermination à retrouver son mari l’a conduite vers d’autres personnes elles aussi sans nouvelles d’un de leurs proches. Elle a cofondé en 2014 une organisation qui se donne pour but de découvrir la vérité sur ces disparitions et est aujourd’hui en première ligne du combat pour la recherche des disparus en Égypte. Lors de sa dernière tentative d’obtenir des informations sur le sort de son mari, elle a été arrêtée et inculpée à tort d’appartenance à une organisation interdite, ce qui pourrait la conduire en prison pour au moins cinq ans.

Nos appels :

  • Dites à l’Égypte d’abandonner toutes les charges et de remettre Hanan en liberté immédiatement et sans condition.

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DÉFENDEZ SAKRIS, TRANSGENRE ET DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS FINLANDAIS

Finlande

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DÉFENDEZ SAKRIS, TRANSGENRE ET DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS FINLANDAIS

Finlande

" Je m'appelle Sakris Kupila. J'ai 21 ans et je suis étudiant en médecine en Finlande. J'étais encore un adolescent quand je me suis rendu compte que j'étais transgenre et que le genre qui m'avait été assigné à la naissance ne correspondait pas vraiment à la réalité.

Cela faisait des années que les choses étaient difficiles pour moi, j'étais déprimé et renfermé, j'essayais de trouver un moyen de grandir dans un monde qui voulait m'imposer un rôle qui ne me correspondait pas du tout. Quelques années plus tard, je me suis rendu compte d'autre chose : je ne pourrais pas vivre ma vie sans passer par une transition, qui me permettrait enfin de vivre de façon naturelle et confortable.

Cependant, selon la législation actuelle sur la reconnaissance de l'identité de genre à l'état civil, il faut pour cela avoir plus de 18 ans, se soumettre à un diagnostic psychiatrique et se faire stériliser ou être stérile. Je ne suis pas stérile et je ne veux pas l'être.

Je me souviens du moment où j'ai compris que je devrais être stérile pour modifier mon genre à l'état civil. C'était terrible, et je n'étais encore qu'un enfant. Je savais que, d'après le gouvernement, je ne devrais pas avoir le droit, même potentiel, d'avoir des enfants. Je me suis senti très mal. J'avais l'impression d'être différent, anormal. Comme si on ne me considérait pas comme un humain à cause de mon identité de genre. Cela me rendait malade.

Parce que je défends les droits des personnes transgenres, je subis des actes de harcèlement, d'intimidation, des menaces de passage à tabac et des comportements ouvertement hostiles, autant d'attaques qui m'ont forcé à interrompre mes études pendant un an. "

Nos appels :

  • Exigez que le gouvernement finlandais soutienne les défenseurs des droits transgenres comme Sakris et modifie la procédure juridique de changement de genre pour qu'elle soit rapide, accessible et respectueuse des droits humains.

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Festival des droits humains au Luxembourg : des actions qui libèrent vraiment !

Amnesty International Luxembourg invite les résident·te·s du Grand-Duché à se mobiliser pour dix situations emblématiques de personnes en danger, et ce dans le cadre du Festival des droits humains qui aura lieu du 29 novembre au 10 décembre 2017.
Au programme : projection de film, spectacle d’improvisation, exposition et conférences-débats en présence de personnalités engagées pour les droits humains, sans oublier les incontournables ateliers d’écriture de lettres et la traditionnelle marche aux flambeaux.

Vous trouverez tous les détails du programme ici.

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Comment ça marche

1. Les informations sont collectées par les chercheurs d'Amnesty International
2. L' information est traduite et publiée en plusieurs langues
3. L'information est envoyée à toutes les sections d'Amnesty International dans le monde
4. Les activistes organisent plusieurs événements et actions pour les personnes en danger
5. Des personnes partout dans le monde écrivent des lettres, signent les pétitions, envoient des tweets...
6. Des milliers de lettres, fax et emails rédigés par ces personnes affluent dans les bureaux des autorités ciblées
7. Et le changement et l'espoir arrivent. Les conditions des personnes en prison s'améliorent et les possibilités d'être relâché augmentent
8. Amnesty International reçoit des nouvelles qui montrent que les actions des activistes font avancer les droits humains

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